La Guyane Française en 1865 (chapitre 3)

Source : gallica.bnf.fr/Bibliothèque nationale de FranceTitre : La Guyane Française en 1865, aperçu géographique, historique, législatif, agricole, industriel et commercial.
Auteur : M Léon RIVIÈRE.
Fonction de l’auteur : Directeur de la Banque de la Guyane Française.

Année de publication : 1866.
Numéro de la dernière page : 359
Impression : Imprimerie du Gouvernement.
(L’auteur,  M Léon RIVIÈRE, précise qu’une publication a été faite dans La Feuille Officielle de la Guyane. Je ne l’ai pas vérifié.)
Avertissement : Le livre a été mis en texte avec Word à partir du document PDF de BNF, pour cela j’ai utilisé un OCR (Fine Reader), il est possible qu’il y ait quelques erreurs dues à la transcription.
Je propose une diffusion régulière et séquentielle aux lecteurs.
Le document au format WORD, peut être utilisé sous toutes les formes, sauf à but commercial ou publicitaire sans autorisions du représentant du site guyanelacolonie.fr

Cinquième partie

                   Chapitre III

Climat de la Guyane. Fertilité de son sol.

Le caractère essentiel du climat de la Guyane est la chaleur unie à l’humidité.
Bien qu’elle soit comprise entre les 2° et 6° de latitude N., c’est à dire très près de l’équateur, la Guyane française jouit d’une température peu élevée, si on la compare à celle des autres contrées placées dans les mêmes conditions topographiques. Le thermomètre, y descend rarement au-dessous de 20° centigrades, et ne s’abaisse jamais au-dessous de 18° dans les nuits les plus fraiches. II monte quelquefois à 36° et 38°, mais son élévation habituelle, est entre 27° et 30°.
Les variations barométriques y sont à peu près nulles elles flottent entre 0,758 m et 0,763 m.
L’état hygrométrique de l’air est en moyenne pour l’année de 90° 8. L’humidité atteint souvent a 95° et 97° et ne descend pas au-dessous de 74°. La tension de la vapeur est toujours très prononcée.
La quantité d’eau qui tombe par année, à Cayenne, varie entre 2 et 4,50 m. Les relevés météorologiques établissent que cette moyenne, pour certaines périodes décennales, est ressortie invariablement à 3 mètres. On ne peut guère déterminer les quantités d’eau qui tombent dans l’intérieur ; les renseignements à cet égard ne sont pas bien précis : elles doivent être beaucoup plus abondantes que sur le littoral, puisqu’elles occasionnent le débordement des rivières et donnent naissance à ces marécages, si profondément inondés, qu’on désigne sous le nom de pripris.
Au solstice d’été́, le soleil se lève, à Cayenne, à 5h 51mn et se couche à 6h 9mn.
Au solstice d’hiver, le lever du soleil a lieu, au contraire, à 6h 9mn et son coucher à 5h 51mn.
Les jours les plus longs sont donc de 12h 18mn et les plus courts de 11h 42mn.
La hauteur moyenne de la marée est de 2,67 m, le maximum de son élévation de 3,17 m, et le minimum de 2,17 m.
Les vents qui dominent sur les côtes de la Guyane française sont ceux du N.-N.-E. et du S.-E. ; les plus forts sont ceux de la partie du N.-E. Pendant la saison sèche, les vents soufflent de l’E. au S. Aux approches et vers la fin de cette saison et de la saison pluvieuse, ils tendent a rallier la partie de l’E. Pendant cette dernière saison, ils soufflent de l’E. au N . Dans le petit été́ de mars, c’est-à-dire vers l’équinoxe du printemps, les vents rallient le N. et le N,-N.-O.

Les ouragans, ce fléau des Antilles, sont inconnus à la Guyane. Les orages y sont rares, les ras de marée assez fréquents, mais peu dangereux ; les tremblements de terre ne s’y produisent que par des secousses insensibles qui durent à peine quelques secondes, sans jamais causer de dommage.

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La Guyane Française en 1865 (chapitre 2)

Source : gallica.bnf.fr/Bibliothèque nationale de France
Titre : La Guyane Française en 1865, aperçu géographique, historique, législatif, agricole, industriel et commercial.
Auteur : M Léon RIVIÈRE.
Fonction de l’auteur : Directeur de la Banque de la Guyane Française.
Année de publication : 1866.
Numéro de la dernière page : 359
Impression : Imprimerie du Gouvernement.
(L’auteur, , M Léon RIVIÈRE, précise qu’une publication a été faite dans La Feuille Officielle de la Guyane. Je ne l’ai pas vérifié.)
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Quatrième partie

Chapitre II

Description de la Guyane Française.

La Guyane française, telle qu’elle a été délimitée par l’article 107 du traité de Vienne (9 juin 1815) et par une convention provisoire passée à Paris, le 28 août 1817, comprend une immense étendue de pays qui s’étend entre le Maroni et l’Oyapock. Ces deux fleuves décrivent autour de la colonie un grand arc de Cercle dont la corde, d’une embouchure à l’autre, mesure environ 300 kilomètres.

Les limites de la Guyane française sont : au nord, l’océan atlantique; au nord-ouest, le Maroni, qui la sépare de la Guyane hollandaise; à l’ouest, les régions intérieures, encore peu connues, situées au delà du Rio-Branco; au sud, enfin, le territoire que nous conteste l’empire du Brésil, et qui s’étend de l’Oyapock à la rivière Vincent-Pinçon; (Traité d’Utrecht du 11 avril 1713.) Le Brésil a successivement proposé de reconnaitre pour limites la rive droite de l’Oyapock, la rive gauche du Cassipoure, le Conani, et enfin le Calsoène, par 2° 30′ environ.

La France rejette encore aujourd’hui ces propositions et offre comme gage de ses intentions conciliantes d’adopter pour limites la branche nord de l’Arouari ou, si cette rivière est obstruée, le cours d’eau le plus voisin en remontant vers le nord. (Revue coloniale, t. XIX, 2e série, p.1396.)

Ce territoire, qui ajoute à la Guyane française 200 kilomètres de cotes, en porte le développement total à 500 kilomètres sur une profondeur de 1200, ce qui donne une superficie triangulaire de plus de 18,000 lieues carrées. La seule partie comprise entre le Maroni et l’Oyapock est évaluée a environ 1,310,000 hectares, dont 5,480 sont aujourd’hui en culture; le reste est savanes, montagnes ou forêts.

Les savanes couvrent les terres basses et comprennent les immenses terrains découverts qui s’entendent du littoral jusqu’aux premiers sauts des rivières. Leur base est le roc ou le granit: elles forment une chaîne d’ondulations plus ou moins longues recouvertes d’une couche de terre végétale, détritus de plantes qui, entrainés par les pluies, se sont solidifiés; fixés au continent et graduellement élevés au-dessus des eaux ; les dépôts résultant des marées et dans lesquels ont poussé les graines de palétuviers qu’elles y ont apportées ont aussi contribué: à l’exhaussement du sol. Ces terres basses sont éminemment fertiles et propres a recevoir toute espèce de cultures  cependant, à peine une partie en est elle cultivée, une autre est en savanes sèches ou noyées le reste est, couvert d’épaisses forêts de mangliers et de palétuviers. Les savanes qu’on nommé, tremblantesprésentent une couche de terreau d’environ deux pieds d’épaisseur, reposant sur une vase molle, épaisse de cinq à six pieds et recouverte de touffes d’herbes aquatiques très verdoyantes. Dans les terres basses se trouvent aussi de vastes marais qui prennent le nom de pripris, quand ils sont inondés, ou de pinotières quand, desséchés par diverses circonstances, ils ont formé d’immenses prairies où les palmiers pinots ont a la longue remplacé les mangliers. Que de riches pâturages pourraient être créés dans ces pinotières, complètement desséchées, soit par le temps, soit par la main des hommes.

Au delà des premiers sauts, s’étendent les terres hautes s’élevant progressivement du nord au sud, coupées d’une chaîne de montagnes granitiques, de 5 à 600 mètres de hauteur, à peu près parallèles entre elles courant de l’est à l’ouest et se dirigeant vers la chaîne principale, des monts Tumuc-Humac qui occupent toute la partie sud de la Guyane française, sur une largeur de 10 a 12 kilomètres, et dont les pitons les plus élevés atteignent une hauteur de 1000 à l200 mètres.

Les forêts commencent à quinze ou vingt lieues des côtes et se prolongent à l’intérieur jusqu’à des profondeurs inconnues. Elles contiennent, toutes les espèces de bois, non pas groupées par familles, mais disséminées soit sur des terrains marécageux, soit le long des fleuves ou sur les montagnes : ici des arbres gigantesques propres aux constructions civiles ou navales, s’élevant au milieu de cette nature vierge et sauvage qui offre l’image du globe après la création ; là, une multitude prodigieuse d’arbres ou d’arbustes de moindre dimension qui produisent des résines, les baumes, les gommes et les huiles ; enfin, une troisième, végétation, plus humble, pressée dans les parties, humides en touffes impénétrables : au milieu de ces trois végétations distinctes, des lianes d’une prodigieuse grandeur s’attachent aux arbres, dépassent souvent les cimes de ceux de la plus grande espèce, arrivent à ceux de moyenne grandeur, redescendent à terre, y prennent de nouveau racine et donnent à certaines parties de ces forêts l’aspect de grands navires avec leurs mâts et leurs cordages. On respire, en parcourant ces bois, soues une ombreépaisse où les rayons du soleil n’ont jamais pénétré, un air embaumé qui révèle, l’existence de plantes aromatiques, partout même où elles ne sont pas apparentes.

Dans les vastes solitudes de ces forêts, de ces savanes, de ces marais, bruissent et voltigent une variété infinie d’oiseaux aux couleurs métalliques étincelantes, de papillons aux formes et aux nuances les plus variées : on y voit errer une multitude d’animaux, ramper de monstrueux reptiles; dans les terrains bas et boisés fourmillent des myriades d’insectes et d’innombrables légions ailées de maringouins et de moustiques.

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La Guyane Française en 1865 (chapitre 1er)

Source : gallica.bnf.fr/Bibliothèque nationale de France
Titre : La Guyane Française en 1865, aperçu géographique, historique, législatif, agricole, industriel et commercial.
Auteur : M Léon RIVIÈRE.
Fonction de l’auteur : Directeur de la Banque de la Guyane Française.
Année de publication : 1866.
Numéro de la dernière page : 359
Impression : Imprimerie du Gouvernement.
(L’auteur, , M Léon RIVIÈRE, précise qu’une publication a été faite dans La Feuille Officielle de la Guyane. Je ne l’ai pas vérifié.)

Avertissement : Le livre a été mis en texte avec Word à partir du document PDF de BNF, pour cela j’ai utilisé un OCR (Fine Reader), il est possible qu’il y ait quelques erreurs dues à la transcription.
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Troisième partie

Chapitre Premier

ESSAI HISTORIQUE SUR LA COLONISATION DE LA GUYANE FRANÇAISE.

La partie de l’Amérique méridionale comprise entre l’Amazone et l’Orénoque fut reconnue par Christophe Colomb en 1498;  Alphonse d’Ojéda, Jean de la Costa et Améric Vespuce la visitèrent aussi en 1499. Vincent Pinçon est le premier qui ait parcouru ces côtes dans toute leur étendue : il a laissé son nom à la rivière dont la position a donné naissance au débat encore pendant sur les vraies limites des Guyanes française et brésilienne.

Il paraît établi que des navigateurs normands et bretons avaient fréquenté la côte de l’Amérique du Sud bien avant Christophe Colomb, et des auteurs espagnols, notamment Gomara (histoire des Indes, tome 1er, page 10), ont dit que l’existence du Nouveau-Monde fut révélée par un pilote français à ce grand navigateur.

Washington Irving affirme qu’à son troisième voyage en Amérique, en 1498, Colomb visita toute cette partie du nouveau continent, descendit plusieurs fois à terre et échangea avec ses habitants des jouets d’Europe contre des perles fines, et son bonnet de velours cramoisi contre une couronne d’or massif.

Les Français tentèrent, dès le commencement du XVIe siècle, de fonder plusieurs établissements au Brésil. Chassés du Sud, on les voit s’élever successivement vers le Nord. Sous la conduite deVillegagnon, chevalier de Malte et vice-amiral de Bretagne, ils construisent d’abord, en mai 1555, dans la baie de Rio-Janeiro, un petit fort, qui est détruit en 1560par les Portugais. Ils essaient d’en fonder un autre à Parahiba ; ils en sont également expulsés. Sur la fin du règne de Henri IV, Jean Riffaut tente en vain de s’établir dans l’ile de Maragnan ; la discorde s’étant mise parmi ses compagnons, il est forcé d’abandonner son entreprise ; MM de Revardière et de Razilly la reprennent année suivante et voulant s’assurer la possession du pays, font choix, pour y bâtir un fort; d’un rocher escarpé où ils montent vingt pièces de canon : ils en sont encore chassés par des Portugais. À cette époque, un prisonnier français fait par les indiens Tapouyes parla d’une province de Ouyana (d’où est venu le nom de Guyane) comme d’un pays très riche ;  le bruit se répandit en même temps qu’il existait au centre de la Guyane et sur les bords du lac Parima une ville du nom de Manoad’Eldorado, dans laquelle s’étaient réfugiés les débris de la famille des Incas, et dont les mûrs et les toits étaient couverts de plaques d’or. Ces récits enflammèrent toutes les têtes ; l’esprit aventureux des Français se mit enquêté de ce pays, les Anglais le cherchèrent également: l’Eldorado demeura introuvable. Toutefois, les voyages de sir Walter Raleigh en1595 et 1617,  ceux de Laurent Keymis et de Borrie 1596, et de Charles Leigh en 1604, de Robert Harcourt été 1608, eurent pour résultat, mon de découvrir la ville fabuleuse mais de faire mieux connaître la Guyane et ses  véritables richesses. Cependant, sir Robert Dudley, qui avait exploré en 1595le pays situé entre l’Orénoque et la rivière de Mana, assura dans la relation de son, voyage que quatorze marins de son équipage qu’il avait envoyés à la découverte avaient trouvé un pays où l’or et l’argent se trouvaient en abondance.

Le premier établissement permanent fut formé par des marchands de Rouen, qui avaient obtenu le privilège du commerce et de la navigation des pays situés entre l’Amazone et l’Orénoque ils envoyèrent; en 1626,une colonie de vingt-six agriculteurs français, qui vint se fixer, sous les ordres des sieurs de Chantail et Chambaut, son lieutenant, sur les bords de la rivière de Sinnamary. En 1630 et 1633, cent trente nouveaux colons sous la conduite des capitaines Haulépine, Legrand et Grégoire, s’établirent sur la rivière de Conamama,d’où ils passèrent, en1634, sur la côte de Rémire, qu’ils commencèrent à cultiver; après avoir construit à trois lieues de ce point, à l’extrémité occidentale de l’île de Cayenne, un fort sur un monticule qu’ils appelèrent Cépérou, du nom d’un fameux chef indien, et un village qu’ils nommèrent Cayenne.

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La Guyane Française en 1865 ( Table des matières)

Source : gallica.bnf.fr/Bibliothèque nationale de France
Titre du livre : La Guyane Française en 1865, aperçu géographique, historique, législatif, agricole, industriel et commercial.
Auteur : M Léon RIVIÈRE.
Fonction de l’auteur : Directeur de la Banque de la Guyane Française.
Année de publication : 1866.
Numéro de la dernière page : 359
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Organisation de la diffusion : La table des matières est mise au début afin que les lecteurs puissent prendre connaissance de l’ensemble de l’œuvre.
Si tout fonctionne bien, il y a, également, un lien sur chaque diffusion qui vous emmènera au bon endroit.   
Première partie : La table des matières.
Deuxième partie : La préface.
Troisième Partie: Essai historique sur la colonisation de la Guyane française.

La Table des Matières

Préface.

Chapitre Ier. — Essai historique sur la colonisation de la Guyane française.

Chapitre II. — Description de la Guyane française.

Chapitre III. — Climat de la Guyane; Fertilité de son sol.

Chapitre IV. — Géologie ; Règne minéral : Exploitation de l’or, Compagnie de l’Approuague.

Chapitre V. — Règne animal.

  • 1er. — Mammifères.
  • 2. — Oiseaux.
  • 3.— Reptiles.
  • 4. — Insectes.
  • 5. — Poissons.

Chapitre VI. — Règne végétal : Productions naturelles.

  • 1er. — Aspect général de la végétation.
  • 2. — Arbres, arbustes et plantes utiles.

Chapitre VII. — Circonscriptions territoriales :

Habitations existantes, leurs cultures; Bestiaux.

Comparaison de la situation agricole entre les années 1836 et 1865.

Chapitre VIII. — Population : Mœurs, Caractère, Usage des différentes classes.

Chapitre IX. — Tribus indigènes: Voyages dans l’intérieur   .

Chapitre X. — Immigration.

Chapitre XI. — Transportation.

Chapitre XII. — Forces militaires.

Chapitre XIII. — Finances.

Chapitre XIV. — Industrie.

Industrie sucrière.

Industrie forestière.

Substances exploitables du pays :

Textiles.

Matières tinctoriales et colorantes.

Baumes, gommes et résines.

Matières oléagineuses et savonneuses.

Matières médicinales.

Farines et fécules.

Alcools, liqueurs et conserves de fruits.

Épices, condiments et aromates, tabac.

Plantes et graines diverses.

Comité de l’exposition.

Apiculture.

Industrie séricicole.

Briqueteries, tanneries et chaufourneries.

Pêche maritime.

Fleurs en plumes d’oiseaux.

Industrie aurifère.

Chapitre XV. — Commerce et navigation.

Tableau des importations et exportations de 1790 à 1865.

Importations en 1865.

Exportations en 1865.

Entrepôt.

Navigation.

Service postal.

Chapitre XVI. — Monnaies ; Poids et mesures.

Chapitre XVII. —Banque locale; Du crédit a la Guyane.

Historique.

Capital et actions.

Fonds de réserve.

Jurisprudence générale des Banques   coloniales.

Opération de la Banque en 1865.

Tableau des importations et exportations, au point de vue de la balance commerciale, entre la colonie et la Métropole.

Du crédit à la Guyane.

Chapitre XVIII. — Établissements publics :

Culte, Congrégations religieuses, Instruction publique, Hôpitaux.

Chapitre XIX. — Pouvoir législatif.

Législation générale.

Gouvernement et administration.

Administration de la justice et organisation judiciaire.

Chapitre XX. — Plans de colonisation.

Conclusion.

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La Guyane Française en 1865 (Préface)

Source : gallica.bnf.fr/Bibliothèque nationale de France
Titre du livre : La Guyane Française en 1865, aperçu géographique, historique, législatif, agricole, industriel et commercial.
Auteur : M Léon RIVIÈRE.
Fonction de l’auteur : Directeur de la Banque de la Guyane Française.
Année de publication : 1866.
Numéro de la dernière page : 359
Impression : Imprimerie du Gouvernement.
(L’auteur, M Léon RIVIÈRE,  précise qu’une publication a été faite dans La Feuille Officielle de la Guyane. Je ne l’ai pas vérifié.)

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Lien de retour à la table des matières.

La  Préface:

Notre établissement à la Guyane française date de plus de trois siècles, et c’est se tromper que de croire que tout y est encore à créer. Les germes de prospérité qu’elle renferme dans son sein ont été déjà fécondés, et, en 1836, les cultures de la colonie avaient atteint un très grand développement. À partir de cette époque, il est vrai, la cessation de la traite des noirs, l’avilissement du prix des denrées ont amené une crise qu’a précipitée, en 1848, l’émancipation générale des esclaves.
Cependant,
– l’établissement de la transportation.
– l’introduction d’immigrants indiens et chinois. (Compléments d’information suite à d’autres recherches : Les premiers ce sont les Madériens, puis les Africains, les indiens, chinois, cochinchinois ; un travail sur cette immigration, je l’ai fait, il sera publié ultérieurement. Par la suite pour l’or, Sainte Lucien (anglais), Antillais (Martinique, Guadeloupe), des Martiniquais de la Montagne Pelée en 1902).
– l’institution d’une banque locale.
– la fondation de la compagnie agricole et aurifère des mines d’or de l’Approuague.
– et de nombreuses entreprises aurifères particulières.
– l’exploitation de vastes chantiers de bois, soit par des particuliers, soit par le service pénitentiaire, ont rendu à la colonie une partie de l’activité qu’elle avait avant 1848, et lui ont donné une impulsion qui, dirigée avec énergie et persévérance, la conduira, sans incertitude, au but que s’est assigné le Gouvernement.
Notre aptitude à coloniser est vivement contestée. Pour être vrai, on doit dire que l’exécution n’a pas toujours répondu à la pensée. La France a fondé Saint-Domingue, la Louisiane, le Canada, des établissements dans l’Inde ; bien qu’elle ait perdu la plupart de ces possessions, elle n’en a pas moins réussi dans son œuvre de colonisation : ce sont des preuves indiscutables. Elle a fait, il est vrai, d’infructueux tâtonnements à la Guyane, elle y a essuyé des échecs, éprouvé des désastres : mais la malheureuse expédition, tentée en 1763, ne doit être considérée que comme un accident ; la fatale issue en pouvait être prévue.
– Que devait-on attendre d’une immigration qui, avant d’aller au bal ou à la comédie , se promenait sur la plage de Kourou, comme aux Tuileries, en grande toilette et l’épée, au côté?
– Que devait-on espérer de la déportation de thermidor et de fructidor, qui périt, en grande partie, de chagrin, de dénuement et de maladie, dans les déserts de Sinnamary et de Counamama.
– Quelques-uns survécurent et revinrent dans leur patrie : mais leurs sombres récits ne firent que confirmer d’opinion fâcheuse qu’avait déjà établie l’expédition de Kourou. Le nom de Cayenne, sous lequel on désignait alors généralement l’ancienne France équinoxiale, Cayenne, une des localités les plus saines de la colonie, devint, sous leur plume le synonyme d’exil, d’insalubrité et de mort.
Cayenne a tué la Guyane française.

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