Définition du Pongol

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

Encyclopédie Théologique

Tome 26ème

Chez l’éditeur Aux ateliers catholiques du Petit-Montrouge

Barrière d’enfer de Paris, 1850.

PONGOL ou POUNGAL, grande fête des Hindous ; elle est célébrée avec beaucoup de solennité, principalement dans le sud de l’Inde, et elle a pour objet de fêter l’en­trée du soleil dans le signe du Capricorne, c’est ce qu’on appelle en sanskrit Makara-Sankranti. Le mot Pongol est tamoul ; on en verra tout à l’heure l’origine.

Les Indiens partagent le cours de l’année en deux périodes, chacune de six mois ; la première, qui est le jour des dieux, est déterminée par le cours du soleil vers l’hémisphère septentrional, c’est une période heureuse : les jours croissent graduellement, la chaleur augmente, les plus belles fleurs éclosent, les grains les plus excellents, les fruits les plus délicieux mûrissent ; la seconde période commence à l’entrée du soleil dans le signe du Cancer, et finit au solstice d’hiver ; c’est la nuit des dieux, c’est une époque néfaste : les jours et la chaleur diminuent, les fleurs deviennent rares, la terre ne produit que des grains d’une qualité inférieure, le dieu Vishnou dort ; les noces sont interdites, etc. On a donc hâte de voir s’écouler cette période de tristesse et de douleur, de là la joie que l’on manifeste au moment où le soleil, entrant dans le signe du Capricorne, recommence sa carrière de splendeur et de puissance ; et tel est l’objet de la fêle du Pongol.

Pendant le mois néfaste qui précédé cette solennité,

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POEME

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

Extrait du Bulletin de la Société des sciences et arts de l’Ile de la Réunion

Année 1882 Saint Denis Typographie de Gabriel & Gaston Lahuppe

Rue du conseil, 119

 

Pour le Pongol tu danseras

Une semaine éperdument.

 

Et tes bons Dieux tu fêteras

A coups de rhum dévotement !

 

Grosses primes exigeras

Pour un très court rengagement ;

 

L’impossible désirera

Et l’obtiendras facilement ;

 

Tes petits ayas instruiras

A l’école chrétiennement;

 

Dans les boutiques tu sauras

Tripoter lucrativement;

 

Tes maîtres tu délaisseras

Par toi ruinés entièrement;

 

Puis pour l’Inde tu partiras

En emportant tout leur argent

 

Et de Bourbon tu médiras

Qui t’auras nourri grassement,

 

Chez l’Anglais où tu périras

De faim PHILANTHROPIQUEMENT ! ! !

 

Pascal Crémazy.

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LE PONGOL (par le journal Le Petit Parisien)

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

Journal : Le Petit Parisien, 21ème Année n°7015, Samedi 11 janvier 1896.

Extrait. Page 2

LE PONGOL

Le Pongol, c’est le premier Jour de l’an dans l’Inde, où, n’en déplaise aux Anglais, l’année commence le même jour qu’en Russie. Le jour de l’an des adorateurs de Brahma vient donc douze jours après le nôtre. J’ai là, sous les yeux, le calendrier de l’année nouvelle, imprimé à Pondichéry par les soins de l’imprimerie du Gouvernement. Avec la liste des autorités, le gouverneur en tête, le calendrier publie celle des fêtes hindoues et des fêtes musulmanes, les nouvelles lunes et… les heures néfastes pour chaque jour.

C’est au aujourd’hui le 1er taye et le commencement de la première des six saisons, celle de l’humidité et du froid, le Sisira, pendant laquelle thermomètre n’accuse pas plus de 24° au-dessus de 0. A cette température, on a frais dans l’Inde. Tout est relatif.

On ne se dit pas : « Bonne année ! » Les gens s’abordent en se disant : « Pongol ! » Pongol, cela signifie: « Le riz est-il bouilli ? » C’est que, le jour de l’An, dans toutes les maisons, on fait bouillir les premiers grains de riz vert, et qu’après avoir offert leur part aux divinités tutélaires, on les mange en commun. L’année s’ouvre donc par une fête agricole, comme elle se continue, le lendemain, par des réjouissances où les bœufs et les vaches tiennent la première place, les cornes dorées ou peintes d’un beau bleu ou d’un rouge vif, avec, sur leur nuque puissante, un collier de perles de verre de toutes les couleurs. Pongol ! Pongol !

Les six saisons hindoues sont

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