Voyage à L’Oyapock

Source: Archives Territoriales de la Guyane
Moniteur de 1874 n° 43 Samedi 24 octobre 1874
Page 217 à 227 Chronique Locale; Voyage à l’Oyapock.

 

Le Gouverneur vient de visiter le quartier de l’Oyapock où aucun Gouverneur ne s’était rendu depuis neuf ans. Il était accompagné dans sa tournée de MM. Quintrie, Directeur de l’intérieur, Diavet, Chef du service judiciaire, Emonet, Préfet apostolique, Couy, conseiller privé, Cassé, trésorier-payeur, l’abbé Lecomte, Couy (Emile), lieutenant de vaisseau, Roustan, conducteur principal des ponts et chaussées, et Halley, officier d’ordonnance. Madame Loubère avait aussi voulu être de l’ex¬cursion.

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Inspection pénitencier Iles du salut et Kourou et visite de Sinnamary.

Source : Moniteur de la Guyane Française de 1874 n°41 samedi 10 octobre 1874. Archives Territoriales de la Guyane

Source BNF/Gallica

Le 15 du mois dernier (15 septembre 1874), le Gouverneur, accompagné de son aide de camp, s’embarquait sur Le Serpent, pour aller inspecter les pénitenciers des Iles-du-Salut et de Kourou, et visiter le quartier de Sinnamary qui, depuis quelque temps, semble prendre une importance croissante.

            À Kourou, le Chef de la colonie a eu la satisfaction de trou­ver les poteaux de la ligne télégraphique qui est en voie d’ins­tallation, préparés comme il l’avait prescrit ; c’est-à-dire dépouillés de leur écorce et enduits, à la base et au sommet, d’une couche de goudron qui avait permis de les carboniser a une profondeur à peu près uniforme, d’un demi-centimètre, afin de les préserver des effets destructeurs de l’humidité.

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UNE TOURNÉE AU MARONI

Source: Moniteur de la Guyane Française 1874 N° 27 samedi 4 juillet 1874

Le 14 juin, à cinq heures du matin, le Gouverneur, accom­pagné de M. Diavet, Chef du service judiciaire, de M. Couy, Conseiller privé, du Directeur du service pénitentiaire M. Godebert, et de plusieurs autres fonctionnaires, a quitté Cayenne, pour se rendre au Maroni où il est arrivé le lendemain à midi (ajout du rédacteur pour la compréhension : 15 juin 1874).

Les premières journées (ajout du rédacteur pour la compréhension : 16, 17 et 18 juin 1874) furent employées à des conférences avec le Directeur du service pénitentiaire et le Commandant supérieur, ainsi qu’à des visites sur les différentes concessions et à l’usine Saint-Maurice. Dans sa constante sollicitude pour tout ce qui touche aux intérêts et au bien-être de la colonie, M. le Gouverneur avait voulu s’assurer par lui-même de la situation des concessionnaires et étudié sur les lieux leurs besoins. Il avait déjà d’ailleurs réuni dans ce but successivement plusieurs commissions, dont l’une avait eu notamment pour objet la création d’une justice de paix à compétence étendue, afin d’assurer au Maroni une prompte administration de la justice. Tous, nous fûmes invités à visiter les concessions avec le Gouverneur, et nous pûmes constater que les champs sont bien cultivés et couverts principalement de manioc et de cannes à sucre, les cases propres et bien tenues et la plupart entourées d’un petit jardin potager. Nous remarquâmes dans l’intérieur de toutes ces cases un ordre parfait, une certaine aisance et, sur le visage des concessionnaires, cet air de satisfaction que donnent toujours une vie paisible et le sentiment du devoir accompli : certes, leur situation, au point de vue du bien-être, est meilleure que celle de beaucoup de nos fermiers de France. C’est là un juste hommage à rendre à une excellente administration.

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Une tournée à Approuague

Source: Moniteur de la Guyane Française 1874 N° 33 samedi 15 aout 1874

Le vendredi 7 août, à deux heures de l’après-midi, le vapeur le Serpent, de la station locale, recevait à son bord M. le Gouverneur et Madame Loubère, accompagnés du Directeur de l’intérieur, de M. Couy, Maire de Cayenne, Conseiller privé, du Préfet apostolique, du Président du Tribunal, de plusieurs membres du clergé, de MM. les lieutenants Halley, de l’état-major, et Noirot, de la gendarmerie.

Grâce à un temps magnifique et à sa marche rapide, le Serpent arriva en quelques heures au mouillage de l’Ilet-la-Mère où le Chef de la colonie avait résolu de faire une inspection. Or, le Gouverneur a dû garder de cette visite une impression favorable, si nous en jugeons d’après nos propres appréciations sur le gracieux aspect de cet îlot couvert d’une verdure splendide et sillonné en tous sens de promenades et de routes que ne dédaignerait pas le chef-lieu.

Le lendemain, dès le point du jour, nous quittâmes l’Ilet-la-Mère pour nous rendre dans l’Approuague, et le Serpent mouillait devant Guisanbourg à trois heures de l’après-midi.

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