The Tadjah Festival

Source : http://www.landofsixpeoples.com/news504/ns5122250.htm

History This week, by Lloyd Kandasammy, Staboek new, December, 22, 2005 (22 décembre 2005)

Traduit de l’anglais en français par la collaboratrice du webmaster.

Le Festival de Tadjah

Le paysage culturel du Guyana est révélateur du mélange de cultures dont sont issues des coutumes particulières. Cela se reflète dans les images traditionnelles, la musique, le théâtre, la danse, le folklore, la religion et d’autres aspects de notre vie, qui ont été transmis d’une génération à l’autre et sont représentatifs du patrimoine culturel du peuple du Guyana.

La survie de ces traditions témoigne de la résilience des immigrés dans une société étrangère, malgré les tentatives des Européens de réprimer leur culture et leurs coutumes indigènes. Dans de nombreux cas, l’élite culturelle n’a pas réussi, mais dans d’autres cas elle y est parvenue.

Le festival Tadjah (ou Tazzia), ou le ‘Coolie man kismas’, comme l’a relaté H.V.P. Bronkhurst, a été célébré avec faste par les immigrants indiens sur presque tous les domaines de la Guyane britannique au cours des 19e et 20e siècles avant d’être supprimé par les autorités coloniales qui craignaient que les habitants du Guyana puissent s’unir au travers des manifestations culturelles et menacer ainsi le Status Quo.

Tous les ans, le dixième jour du mois de Mouharram (selon le calendrier musulman), les musulmans, en particulier les chiites, organisent cette fête pour commémorer le martyre de Hassan et Hussein, les deux fils d’Ali, et de la fille du prophète, Fatima, persécutés et assassinés par le calife.

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Définition du Pongol

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

Encyclopédie Théologique

Tome 26ème

Chez l’éditeur Aux ateliers catholiques du Petit-Montrouge

Barrière d’enfer de Paris, 1850.

PONGOL ou POUNGAL, grande fête des Hindous ; elle est célébrée avec beaucoup de solennité, principalement dans le sud de l’Inde, et elle a pour objet de fêter l’en­trée du soleil dans le signe du Capricorne, c’est ce qu’on appelle en sanskrit Makara-Sankranti. Le mot Pongol est tamoul ; on en verra tout à l’heure l’origine.

Les Indiens partagent le cours de l’année en deux périodes, chacune de six mois ; la première, qui est le jour des dieux, est déterminée par le cours du soleil vers l’hémisphère septentrional, c’est une période heureuse : les jours croissent graduellement, la chaleur augmente, les plus belles fleurs éclosent, les grains les plus excellents, les fruits les plus délicieux mûrissent ; la seconde période commence à l’entrée du soleil dans le signe du Cancer, et finit au solstice d’hiver ; c’est la nuit des dieux, c’est une époque néfaste : les jours et la chaleur diminuent, les fleurs deviennent rares, la terre ne produit que des grains d’une qualité inférieure, le dieu Vishnou dort ; les noces sont interdites, etc. On a donc hâte de voir s’écouler cette période de tristesse et de douleur, de là la joie que l’on manifeste au moment où le soleil, entrant dans le signe du Capricorne, recommence sa carrière de splendeur et de puissance ; et tel est l’objet de la fêle du Pongol.

Pendant le mois néfaste qui précédé cette solennité,

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LE PONGOL (par le journal Le Petit Parisien)

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

Journal : Le Petit Parisien, 21ème Année n°7015, Samedi 11 janvier 1896.

Extrait. Page 2

LE PONGOL

Le Pongol, c’est le premier Jour de l’an dans l’Inde, où, n’en déplaise aux Anglais, l’année commence le même jour qu’en Russie. Le jour de l’an des adorateurs de Brahma vient donc douze jours après le nôtre. J’ai là, sous les yeux, le calendrier de l’année nouvelle, imprimé à Pondichéry par les soins de l’imprimerie du Gouvernement. Avec la liste des autorités, le gouverneur en tête, le calendrier publie celle des fêtes hindoues et des fêtes musulmanes, les nouvelles lunes et… les heures néfastes pour chaque jour.

C’est au aujourd’hui le 1er taye et le commencement de la première des six saisons, celle de l’humidité et du froid, le Sisira, pendant laquelle thermomètre n’accuse pas plus de 24° au-dessus de 0. A cette température, on a frais dans l’Inde. Tout est relatif.

On ne se dit pas : « Bonne année ! » Les gens s’abordent en se disant : « Pongol ! » Pongol, cela signifie: « Le riz est-il bouilli ? » C’est que, le jour de l’An, dans toutes les maisons, on fait bouillir les premiers grains de riz vert, et qu’après avoir offert leur part aux divinités tutélaires, on les mange en commun. L’année s’ouvre donc par une fête agricole, comme elle se continue, le lendemain, par des réjouissances où les bœufs et les vaches tiennent la première place, les cornes dorées ou peintes d’un beau bleu ou d’un rouge vif, avec, sur leur nuque puissante, un collier de perles de verre de toutes les couleurs. Pongol ! Pongol !

Les six saisons hindoues sont

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La fête du Pongol à la Martinique.

Source : Feuille de Guyane 1855, Archives Territoriale de la Guyane (Publié par Le Moniteur de la Martinique)

(Note du Rédacteur pour une meilleure compréhension : Lors de l’immigration indienne dans les colonies (Réunion, Guadeloupe, Martinique, et Guyane Française) la fête du Pongol était autorisée par les autorités coloniales par l’article 9 du contrat d’engagement de travail de l’individu(e) engagé(e)

« Article 9 : Tous les ans, à la fin de l’année, un congé de quatre jours sera accordé à l’indien pour célébrer la fête du Pongol. »

D’où l’importance de cette fête pendant l’immigration indienne, qui semblerait avoir disparue, surtout en Guyane Française. Jusqu’à ce jour aucun document n’a été trouvé qui relate cette fête à Cayenne ou dans la colonie.

Celle qui apparaît est la fête du Tadjah, appelé plus communément « Fête des Coolies », dont une carte postale de P. Hilaire montre cette fête vers 1910, bien après la fin de l’immigration indienne qui a eu lieu en Guyane Française le 11 octobre 1876.)

La publication, du mois du 1er Mars 2018, sera déclinée en trois articles :

– La fête du Pongol à la Martinique.

– La fête du Pongol raconté par un journal d’époque « Le Petit Parisien »

– Un Poème

– Une définition du Pongol par un dico d’époque.

– La fête du Tadjah racontée au Guyana.

IMMIGRATION INDIENNE.

La fête du Pongol à la Martinique.

François, le 06 janvier 1855.

Vous m’avez recommandé, mon ami, de vous faire le récit de la première fête du Pongol que mes cultivateurs indiens célébreraient. Bien que j’aie peu de loisir, je vais essayer de répondre à votre désir. J’irai au courant de la plume: votre savoir des us et coutumes indous suppléera à mon insuffisance.

Commençons par une réflexion qui me servira d’excuse dans tout le cours de ma narration. J’avoue que, malgré toute mon attention à bien observer, je n’ai saisi que très-imparfaitement le sens des allégories qui ont passé successivement sous mes yeux. Vous ne vous en étonnerez pas; car vous savez que si les Indiens n’ont pas perdu la croyance en un Etre-Suprême, leur dévotion s’adresse à une foule de divinités qu’il serait difficile d’énumérer. Les principaux dieux de l’Inde sont au nombre de dix-sept, et chaque village de cette vaste contrée en honore deux ou trois qui ne sont point reconnus par les Brahmanes.

On conçoit dès-lors combien il est difficile de se faire une idée de cérémonies émanant de sources si variées. Si la confusion est grande dans l’Inde même, elle l’est bien davantage ici. En effet, nos immigrants provenant de localités différant toutes par les formes extérieures de leur culte, nous apportent chacun leur part de rites sacrés; et de leur mélange, il résulte un tohu-bohu dans lequel il est impossible de se reconnaître.

Cette précaution oratoire prise, je me borne au rôle modeste de narrateur.

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Programme Fête

Source du document : Archives Territoriale de la Guyane.

Document : Moniteur de la Guyane Française année1874.

CHRONIQUE LOCALE.

Programme de Fête.

Nous publions ci-après le programme de la fête offerte à M. le Gouverneur Loubère par les habitants de Cayenne et de l’Ile-de-Cayenne, à l’occasion de l’achèvement de la route du Dégrad-des-Cannes, dont l’inauguration aura lieu le jeudi 4 juin prochain.   .

Qu’on nous permette, aujourd’hui, de combler, par la publication du tableau qui suit le programme, une lacune laissée dans la note sur les routes nouvelles insérée au Moniteur du 23 de ce mois.

Fête du Dégrad-des-cannes

La fête d’inauguration de la route de Cayenne au Dégrad des-Cannes aura lieu jeudi prochain 4 juin 1874.

ORDRE DE LA FÊTE.

A neuf heures et demie du matin. — Messe chantée en musique sous l’avenue du camp du Dégrad-des-Cannes. Monseigneur le Préfet apostolique officiera. La bénédiction de la route aura lieu avant la célébration de la messe, à l’arrivée de M. le Gouverneur.

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