Histoire de D’Chimbo Le Rongou. (Version Bouyer)
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Source : GOOGLE
Titre du livre : La Guyane Française, notes et souvenirs d’un voyage exécuté en 1862-1863, par Frédéric Bouyer capitaine de frégate.
Ouvrage illustré de types, de scènes et de paysages par Riou et de figure d’histoire naturelle par Rapine et Delahaye, d’après les croquis de l’auteur et les albums de messieurs Touboulic, Masson, Farcy, et Rodolphe, officiers de la marine impériale.
Nombre pages : 318
Libraire de L. Hachette et Cie. Bd Saint Germain, n°77 Paris.
Année publication : 1867.
Avertissement : Je propose, 2 versions de l’Histoire de D’Chimbo Le Rongou.
Une émanant de Frédéric Bouyer et l’autre de Rodolphe Robo qui a été publié dans La Semaine Guyanaise, qui est présenté sous un autre article du site : https://guyanelacolonie.fr

Liens : Version Rodolphe Robo.
Histoire de D’Chimbo Le Rongou. Page 116 à 133
La Guyane française s’était principalement approvisionnée de travailleurs parmi les tribus noires du Gabon, voisines de nos possessions, parmi les Orongous ou Rongous, dont les villages sont répandus entre le cap Lopez et la rivière Mexias.
Malheureusement, les employés des bureaux de placement ne se donnaient pas la peine d’approfondir le chapitre des renseignements; ils passaient légèrement sur les antécédents des engagés, et l’émigration a fait parfois de tristes cadeaux à nos colonies.
Témoin le scélérat dont je vais raconter la criminelle histoire. Les détails sont empruntés au rapport officiel présenté au conseil privé lors de la mise en jugement du farouche émigrant.
Arrivé à la Guyane le 26 septembre 1858, il fut employé à l’exploitation aurifère de l’Approuague, où il ne tarda pas à signaler son caractère malfaisant.
(Complément d’information,de l’arrivée de D’Chimbo, suite à mes recherches personnelles : nom du navire : Joseph ; ports d’embarquement : Côtes occidentales d’Afrique ; date départ : 10 aout 1858 ; arrivée à Cayenne : 26 septembre 1858, nombre de jours de traversées : 47 jours ; nombre des immigrants au départ : 340. Ce convoi était destiné pour moitié à la Martinique et l’autre moitié pour la Compagnie de l’Approuague, cette dernière était la première grande compagnie de recherche et d’exploitation d’or qui a été découvert en 1855.
Source : gallica.bnf.fr/Bibliothèque nationale de France ; Titre du livre : La Guyane Française en 1865 ; aperçu géographique, historique, législatif, agricole, industriel et commercial ; auteur : M Léon RIVIÈRE ; année de publication : 1866 ; page 177.)
Les moyens disciplinaires ayant été épuisés sans qu’on parvînt à dompter cette nature rebelle, on dut faire intervenir l’action plus sévère de la justice. Traduit devant la cour impériale, chambre correctionnelle, il fut condamné, par arrêt du 10 décembre 1859, à trois mois d’emprisonnement et à cinq ans de surveillance de la haute police, pour voies de fait, vol et vagabondage.
C’est pendant la durée de cette peine que D’chimbo, étant parvenu à s’évader, se réfugia dans l’ile de Cayenne, et, jetant le gant à la civilisation qui l’avait puni, lâcha la bride à ses instincts sauvages et commença une vie de meurtres, de vols et de brigandages.

