Voyage à L’Oyapock

Source: Archives Territoriales de la Guyane
Moniteur de 1874 n° 43 Samedi 24 octobre 1874
Page 217 à 227 Chronique Locale; Voyage à l’Oyapock.

 

Le Gouverneur vient de visiter le quartier de l’Oyapock où aucun Gouverneur ne s’était rendu depuis neuf ans. Il était accompagné dans sa tournée de MM. Quintrie, Directeur de l’intérieur, Diavet, Chef du service judiciaire, Emonet, Préfet apostolique, Couy, conseiller privé, Cassé, trésorier-payeur, l’abbé Lecomte, Couy (Emile), lieutenant de vaisseau, Roustan, conducteur principal des ponts et chaussées, et Halley, officier d’ordonnance. Madame Loubère avait aussi voulu être de l’ex¬cursion.

Continuer la lecture

Voyage en tapouye en 1874

Source : Moniteur de la Guyane Française de 1874 n°41 samedi 10 octobre 1874
Archives Territoriales de la Guyane

Source Manio.org

 

Avez-vous jamais fait un voyage en tapouye ? Vous êtes-vous jamais trouvés entassés sur le pont de ces lourdes barques, com­parables à des caisses à chandelles, sans bancs pour s’étendre ou s’asseoir, sans bastingage pour s’appuyer, inondés par la lame, brûlés par le soleil, mal ou point nourris? Si la tapouye peut avancer, poussée par le vent et la marée, il lui est inter­dit de refouler le courant, elle recule, mouille et met parfois plus de temps pour franchir les 50 milles qui séparent Cayenne de l’Approuague, qu’il n’eu faut au paquebot pour se rendre en France.

Continuer la lecture

Chroniques de 1874

Source ATG

Source : Moniteur de la Guyane Française de 1874 n°41 samedi 10 octobre 1874
Archives Territoriales de la Guyane

      1. L’événement le plus important du mois de septembre et qui a passé presque inaperçu, c’est l’inauguration des voyages du bateau à vapeur le Saint-Pierre, le long des côtes de la Guyane. Le Saint-Pierre, appartenant à M. La Rougery, qui a été aux Antilles, comme il l’est ici, le pionnier de la navigation à vapeur, est parti le 24 de Cayenne, le pont couvert de passagers, avec son plein chargement de marchandises, pour le Maroni, en touchant sur son parcours aux Iles-du-Salut, aux bourgs de Kourou, de Sinnamary, d’Iracoubo et de Mana. En six jours, en y comprenant le temps d’escales, il a franchi les 324 milles marins de son voyage d’aller et de retour.
      2. Nous signalons à l’administration de la société F. La Rougery et Ciequelques mesures d’ordre qui ne peuvent nuire à ses opérations et qui doivent, au contraire, les favoriser, savoir: Indication du jour et de l’heure des départs ;
        Itinéraire du voyage.
        Tarifs des transports pour les passagers et pour les marchan­dises. Tous ces renseignements pourront être affichés à l’avance au bureau de la poste et insérés au Moniteur de la colonie.
        Très prochainement, un petit bateau à vapeur de la société Maisier et Cie, partira de Cayenne pour desservir la rivière de Sinnamary.
Continuer la lecture

Inspection pénitencier Iles du salut et Kourou et visite de Sinnamary.

Source : Moniteur de la Guyane Française de 1874 n°41 samedi 10 octobre 1874. Archives Territoriales de la Guyane

Source BNF/Gallica

Le 15 du mois dernier (15 septembre 1874), le Gouverneur, accompagné de son aide de camp, s’embarquait sur Le Serpent, pour aller inspecter les pénitenciers des Iles-du-Salut et de Kourou, et visiter le quartier de Sinnamary qui, depuis quelque temps, semble prendre une importance croissante.

            À Kourou, le Chef de la colonie a eu la satisfaction de trou­ver les poteaux de la ligne télégraphique qui est en voie d’ins­tallation, préparés comme il l’avait prescrit ; c’est-à-dire dépouillés de leur écorce et enduits, à la base et au sommet, d’une couche de goudron qui avait permis de les carboniser a une profondeur à peu près uniforme, d’un demi-centimètre, afin de les préserver des effets destructeurs de l’humidité.

Continuer la lecture

UNE TOURNÉE AU MARONI

Source: Moniteur de la Guyane Française 1874 N° 27 samedi 4 juillet 1874

Le 14 juin, à cinq heures du matin, le Gouverneur, accom­pagné de M. Diavet, Chef du service judiciaire, de M. Couy, Conseiller privé, du Directeur du service pénitentiaire M. Godebert, et de plusieurs autres fonctionnaires, a quitté Cayenne, pour se rendre au Maroni où il est arrivé le lendemain à midi (ajout du rédacteur pour la compréhension : 15 juin 1874).

Les premières journées (ajout du rédacteur pour la compréhension : 16, 17 et 18 juin 1874) furent employées à des conférences avec le Directeur du service pénitentiaire et le Commandant supérieur, ainsi qu’à des visites sur les différentes concessions et à l’usine Saint-Maurice. Dans sa constante sollicitude pour tout ce qui touche aux intérêts et au bien-être de la colonie, M. le Gouverneur avait voulu s’assurer par lui-même de la situation des concessionnaires et étudié sur les lieux leurs besoins. Il avait déjà d’ailleurs réuni dans ce but successivement plusieurs commissions, dont l’une avait eu notamment pour objet la création d’une justice de paix à compétence étendue, afin d’assurer au Maroni une prompte administration de la justice. Tous, nous fûmes invités à visiter les concessions avec le Gouverneur, et nous pûmes constater que les champs sont bien cultivés et couverts principalement de manioc et de cannes à sucre, les cases propres et bien tenues et la plupart entourées d’un petit jardin potager. Nous remarquâmes dans l’intérieur de toutes ces cases un ordre parfait, une certaine aisance et, sur le visage des concessionnaires, cet air de satisfaction que donnent toujours une vie paisible et le sentiment du devoir accompli : certes, leur situation, au point de vue du bien-être, est meilleure que celle de beaucoup de nos fermiers de France. C’est là un juste hommage à rendre à une excellente administration.

Continuer la lecture
Fermer le menu