Stèle dédiée aux missionnaires de Guyane (1842)

Source: La Semaine Guyanaise (LSG) n°466 du 26 novembre 1992, page 3.  Reproduction interdite, voir M Alain Chaumet pour demande.

Stèle dédiée aux missionnaires de Guyane

150anniversaire

Le Supérieur Général des Frères de Ploërmel, retenu au Sénégal pour le 150eanniversaire de la fondation missionnaire avait délégué pour l’inauguration de la stèle le Frère Emmanuel Pedrono, représentant sa congrégation. Cette stèle a été élevée à la mémoire des nombreux Prêtres, Pères et Frères de Ploërmel qui sont morts à la tâche dans ce grand champ d’apostolat de la Guyane…

Il y a 150 ans, trois Frères de Ploërmel : le Frère Louis- Joseph, Directeur principal, le Frère Vincent de Paul, et le Frère Timoléon quittaient la France le 16 novembre 1842, pour fonder une mission en Guyane. Embarqués sur le bateau « L’Oise », ils arrivèrent à Cayenne le 1erfévrier 1843.

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La Guyane Française en 1865 (chapitre 3)

Source : gallica.bnf.fr/Bibliothèque nationale de FranceTitre : La Guyane Française en 1865, aperçu géographique, historique, législatif, agricole, industriel et commercial.
Auteur : M Léon RIVIÈRE.
Fonction de l’auteur : Directeur de la Banque de la Guyane Française.

Année de publication : 1866.
Numéro de la dernière page : 359
Impression : Imprimerie du Gouvernement.
(L’auteur,  M Léon RIVIÈRE, précise qu’une publication a été faite dans La Feuille Officielle de la Guyane. Je ne l’ai pas vérifié.)
Avertissement : Le livre a été mis en texte avec Word à partir du document PDF de BNF, pour cela j’ai utilisé un OCR (Fine Reader), il est possible qu’il y ait quelques erreurs dues à la transcription.
Je propose une diffusion régulière et séquentielle aux lecteurs.
Le document au format WORD, peut être utilisé sous toutes les formes, sauf à but commercial ou publicitaire sans autorisions du représentant du site guyanelacolonie.fr

Cinquième partie

                   Chapitre III

Climat de la Guyane. Fertilité de son sol.

Le caractère essentiel du climat de la Guyane est la chaleur unie à l’humidité.
Bien qu’elle soit comprise entre les 2° et 6° de latitude N., c’est à dire très près de l’équateur, la Guyane française jouit d’une température peu élevée, si on la compare à celle des autres contrées placées dans les mêmes conditions topographiques. Le thermomètre, y descend rarement au-dessous de 20° centigrades, et ne s’abaisse jamais au-dessous de 18° dans les nuits les plus fraiches. II monte quelquefois à 36° et 38°, mais son élévation habituelle, est entre 27° et 30°.
Les variations barométriques y sont à peu près nulles elles flottent entre 0,758 m et 0,763 m.
L’état hygrométrique de l’air est en moyenne pour l’année de 90° 8. L’humidité atteint souvent a 95° et 97° et ne descend pas au-dessous de 74°. La tension de la vapeur est toujours très prononcée.
La quantité d’eau qui tombe par année, à Cayenne, varie entre 2 et 4,50 m. Les relevés météorologiques établissent que cette moyenne, pour certaines périodes décennales, est ressortie invariablement à 3 mètres. On ne peut guère déterminer les quantités d’eau qui tombent dans l’intérieur ; les renseignements à cet égard ne sont pas bien précis : elles doivent être beaucoup plus abondantes que sur le littoral, puisqu’elles occasionnent le débordement des rivières et donnent naissance à ces marécages, si profondément inondés, qu’on désigne sous le nom de pripris.
Au solstice d’été́, le soleil se lève, à Cayenne, à 5h 51mn et se couche à 6h 9mn.
Au solstice d’hiver, le lever du soleil a lieu, au contraire, à 6h 9mn et son coucher à 5h 51mn.
Les jours les plus longs sont donc de 12h 18mn et les plus courts de 11h 42mn.
La hauteur moyenne de la marée est de 2,67 m, le maximum de son élévation de 3,17 m, et le minimum de 2,17 m.
Les vents qui dominent sur les côtes de la Guyane française sont ceux du N.-N.-E. et du S.-E. ; les plus forts sont ceux de la partie du N.-E. Pendant la saison sèche, les vents soufflent de l’E. au S. Aux approches et vers la fin de cette saison et de la saison pluvieuse, ils tendent a rallier la partie de l’E. Pendant cette dernière saison, ils soufflent de l’E. au N . Dans le petit été́ de mars, c’est-à-dire vers l’équinoxe du printemps, les vents rallient le N. et le N,-N.-O.

Les ouragans, ce fléau des Antilles, sont inconnus à la Guyane. Les orages y sont rares, les ras de marée assez fréquents, mais peu dangereux ; les tremblements de terre ne s’y produisent que par des secousses insensibles qui durent à peine quelques secondes, sans jamais causer de dommage.

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Histoire ou conte Amérindien (Guyane Française)

Fleur d'oseille rouge
Fleur d’oseille rouge

Source : GOOGLE
Titre du livre : La Guyane Française, notes et souvenirs d’un voyage exécuté en 1862-1863 par Frédéric Bouyer capitaine de frégate.
Ouvrage illustré de types, de scènes et de paysages par Riou et de figure d’histoire naturelle par Rapine et Delahaye, d’après les croquis de l’auteur et les albums de messieurs Touboulic, Masson, Farcy, et Rodolphe, officiers de la marine impériale.
Nombre pages : 318
Libraire de L. Hachette et Cie. Bd Saint Germain, n°77 Paris.
Année publication : 1867.

Histoire ou conte Amérindien Page 46 à 49.

« Préambule d’introduction :
On a les demi-confidences d’un vieillard à son lit de mort, ou les aveux arrachés aux hallucinations de l’ivresse, et sur ce thème toujours incomplet, l’imagination brode ses étranges fantaisies. Autour de ce fait principal, le conteur groupe toutes les superstitions admises, toutes les fables vulgaires. Rien ne manque à ces légendes merveilleuses, ni la couleur locale, ni le cachet excentrique, ni le sur naturel, ni le drame. Le trésor est gardé comme tout trésor doit l’être. Le dragon des Hespérides a des collègues en Amérique : en fait de monstres, la Guyane est bien approvisionnée. »

Début du conte :
Miroubatwa allait mourir; Miroubatwa arrivait à ce moment solennel où les paroles suprêmes sont recueillies comme un héritage et comme un souvenir sacré. Voici ce que raconta le vieil Indien :
« Il y a bien longtemps de cela, mes enfants. Celui qui est aujourd’hui sans force et qui va partir pour les prairies bienheureuses avait alors la vigueur de la jeunesse. Son œil distinguait le plus petit oiseau sous le feuillage des arbres, sa flèche ne manquait jamais le but, son pied était infatigable, son oreille percevait tous les bruits de la forêt. Miroubatwa était vaillant, il était grand, il était fort; il était heureux.
« Miroubatwa voulut voir Cayenne, la grande ville; Miroubatwa goûta de l’eau-de-feu, et une funeste passion pénétra dans son cœur et l’esprit de vertige s’empara de lui. Chef dans sa tribu, roi dans la forêt, il se vit petit et méconnu chez les blancs; il souffrit dans son orgueil et dans sa vanité; il méprisa la noble pauvreté de son peuple; il voulut de l’or, beaucoup d’or, pour devenir l’égal des visages pâles.
« Miroubatwa avait entendu raconter les merveilles de la ville mystérieuse, de la ville aux palais dorés; Miroubatwa chercha le chemin du lac enchanté dont lui avaient parlé ses pères.

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La Guyane Française en 1865 (chapitre 2)

Source : gallica.bnf.fr/Bibliothèque nationale de France
Titre : La Guyane Française en 1865, aperçu géographique, historique, législatif, agricole, industriel et commercial.
Auteur : M Léon RIVIÈRE.
Fonction de l’auteur : Directeur de la Banque de la Guyane Française.
Année de publication : 1866.
Numéro de la dernière page : 359
Impression : Imprimerie du Gouvernement.
(L’auteur, , M Léon RIVIÈRE, précise qu’une publication a été faite dans La Feuille Officielle de la Guyane. Je ne l’ai pas vérifié.)
Avertissement : Le livre a été mis en texte avec Word à partir du document PDF de BNF, pour cela j’ai utilisé un OCR (Fine Reader), il est possible qu’il y ait quelques erreurs dues à la transcription.
Je propose une diffusion régulière et séquentielle aux lecteurs.
Le document au format WORD, peut être utilisé sous toutes les formes, sauf à but commercial ou publicitaire sans autorisions du représentant du site guyanelacolonie.fr

Quatrième partie

Chapitre II

Description de la Guyane Française.

La Guyane française, telle qu’elle a été délimitée par l’article 107 du traité de Vienne (9 juin 1815) et par une convention provisoire passée à Paris, le 28 août 1817, comprend une immense étendue de pays qui s’étend entre le Maroni et l’Oyapock. Ces deux fleuves décrivent autour de la colonie un grand arc de Cercle dont la corde, d’une embouchure à l’autre, mesure environ 300 kilomètres.

Les limites de la Guyane française sont : au nord, l’océan atlantique; au nord-ouest, le Maroni, qui la sépare de la Guyane hollandaise; à l’ouest, les régions intérieures, encore peu connues, situées au delà du Rio-Branco; au sud, enfin, le territoire que nous conteste l’empire du Brésil, et qui s’étend de l’Oyapock à la rivière Vincent-Pinçon; (Traité d’Utrecht du 11 avril 1713.) Le Brésil a successivement proposé de reconnaitre pour limites la rive droite de l’Oyapock, la rive gauche du Cassipoure, le Conani, et enfin le Calsoène, par 2° 30′ environ.

La France rejette encore aujourd’hui ces propositions et offre comme gage de ses intentions conciliantes d’adopter pour limites la branche nord de l’Arouari ou, si cette rivière est obstruée, le cours d’eau le plus voisin en remontant vers le nord. (Revue coloniale, t. XIX, 2e série, p.1396.)

Ce territoire, qui ajoute à la Guyane française 200 kilomètres de cotes, en porte le développement total à 500 kilomètres sur une profondeur de 1200, ce qui donne une superficie triangulaire de plus de 18,000 lieues carrées. La seule partie comprise entre le Maroni et l’Oyapock est évaluée a environ 1,310,000 hectares, dont 5,480 sont aujourd’hui en culture; le reste est savanes, montagnes ou forêts.

Les savanes couvrent les terres basses et comprennent les immenses terrains découverts qui s’entendent du littoral jusqu’aux premiers sauts des rivières. Leur base est le roc ou le granit: elles forment une chaîne d’ondulations plus ou moins longues recouvertes d’une couche de terre végétale, détritus de plantes qui, entrainés par les pluies, se sont solidifiés; fixés au continent et graduellement élevés au-dessus des eaux ; les dépôts résultant des marées et dans lesquels ont poussé les graines de palétuviers qu’elles y ont apportées ont aussi contribué: à l’exhaussement du sol. Ces terres basses sont éminemment fertiles et propres a recevoir toute espèce de cultures  cependant, à peine une partie en est elle cultivée, une autre est en savanes sèches ou noyées le reste est, couvert d’épaisses forêts de mangliers et de palétuviers. Les savanes qu’on nommé, tremblantesprésentent une couche de terreau d’environ deux pieds d’épaisseur, reposant sur une vase molle, épaisse de cinq à six pieds et recouverte de touffes d’herbes aquatiques très verdoyantes. Dans les terres basses se trouvent aussi de vastes marais qui prennent le nom de pripris, quand ils sont inondés, ou de pinotières quand, desséchés par diverses circonstances, ils ont formé d’immenses prairies où les palmiers pinots ont a la longue remplacé les mangliers. Que de riches pâturages pourraient être créés dans ces pinotières, complètement desséchées, soit par le temps, soit par la main des hommes.

Au delà des premiers sauts, s’étendent les terres hautes s’élevant progressivement du nord au sud, coupées d’une chaîne de montagnes granitiques, de 5 à 600 mètres de hauteur, à peu près parallèles entre elles courant de l’est à l’ouest et se dirigeant vers la chaîne principale, des monts Tumuc-Humac qui occupent toute la partie sud de la Guyane française, sur une largeur de 10 a 12 kilomètres, et dont les pitons les plus élevés atteignent une hauteur de 1000 à l200 mètres.

Les forêts commencent à quinze ou vingt lieues des côtes et se prolongent à l’intérieur jusqu’à des profondeurs inconnues. Elles contiennent, toutes les espèces de bois, non pas groupées par familles, mais disséminées soit sur des terrains marécageux, soit le long des fleuves ou sur les montagnes : ici des arbres gigantesques propres aux constructions civiles ou navales, s’élevant au milieu de cette nature vierge et sauvage qui offre l’image du globe après la création ; là, une multitude prodigieuse d’arbres ou d’arbustes de moindre dimension qui produisent des résines, les baumes, les gommes et les huiles ; enfin, une troisième, végétation, plus humble, pressée dans les parties, humides en touffes impénétrables : au milieu de ces trois végétations distinctes, des lianes d’une prodigieuse grandeur s’attachent aux arbres, dépassent souvent les cimes de ceux de la plus grande espèce, arrivent à ceux de moyenne grandeur, redescendent à terre, y prennent de nouveau racine et donnent à certaines parties de ces forêts l’aspect de grands navires avec leurs mâts et leurs cordages. On respire, en parcourant ces bois, soues une ombreépaisse où les rayons du soleil n’ont jamais pénétré, un air embaumé qui révèle, l’existence de plantes aromatiques, partout même où elles ne sont pas apparentes.

Dans les vastes solitudes de ces forêts, de ces savanes, de ces marais, bruissent et voltigent une variété infinie d’oiseaux aux couleurs métalliques étincelantes, de papillons aux formes et aux nuances les plus variées : on y voit errer une multitude d’animaux, ramper de monstrueux reptiles; dans les terrains bas et boisés fourmillent des myriades d’insectes et d’innombrables légions ailées de maringouins et de moustiques.

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Histoire de D’Chimbo Le Rongou. (Version Bouyer)

Source : GOOGLE
Titre du livre : La Guyane Française, notes et souvenirs d’un voyage exécuté en 1862-1863, par Frédéric Bouyer capitaine de frégate.
Ouvrage illustré de types, de scènes et de paysages par Riou et de figure d’histoire naturelle par Rapine et Delahaye, d’après les croquis de l’auteur et les albums de messieurs Touboulic, Masson, Farcy, et Rodolphe, officiers de la marine impériale.
Nombre pages : 318
Libraire de L. Hachette et Cie. Bd Saint Germain, n°77 Paris.
Année publication : 1867.
Avertissement : Je propose, 2 versions de l’Histoire de D’Chimbo Le Rongou.
Une émanant de Frédéric Bouyer et l’autre de Rodolphe Robo qui a été publié dans La Semaine Guyanaise, qui est présenté sous un autre article du site : https://guyanelacolonie.fr

Liens : Version Rodolphe Robo.

Histoire de D’Chimbo Le Rongou. Page 116 à 133

La Guyane française s’était principalement approvisionnée de travailleurs parmi les tribus noires du Gabon, voisines de nos possessions, parmi les Orongous ou Rongous, dont les villages sont répandus entre le cap Lopez et la rivière Mexias.

Malheureusement, les employés des bureaux de placement ne se donnaient pas la peine d’approfondir le chapitre des renseignements; ils passaient légèrement sur les antécédents des engagés, et l’émigration a fait parfois de tristes cadeaux à nos colonies.

Témoin le scélérat dont je vais raconter la criminelle histoire. Les détails sont empruntés au rapport officiel présenté au conseil privé lors de la mise en jugement du farouche émigrant.

Arrivé à la Guyane le 26 septembre 1858, il fut employé à l’exploitation aurifère de l’Approuague, où il ne tarda pas à signaler son caractère malfaisant.

(Complément d’information,de l’arrivée de D’Chimbo, suite à mes recherches personnelles : nom du navire : Joseph ; ports d’embarquement : Côtes occidentales d’Afrique ; date départ : 10 aout 1858 ; arrivée à Cayenne : 26 septembre 1858, nombre de jours de traversées : 47 jours ; nombre des immigrants au départ : 340. Ce convoi était destiné pour moitié à la Martinique et l’autre moitié pour la Compagnie de l’Approuague, cette dernière était la première grande compagnie de recherche et d’exploitation d’or qui a été découvert en 1855.
Source : gallica.bnf.fr/Bibliothèque nationale de France ; Titre du livre : La Guyane Française en 1865 ; aperçu géographique, historique, législatif, agricole, industriel et commercial ; auteur : M Léon RIVIÈRE ; année de publication : 1866 ; page 177.)

Les moyens disciplinaires ayant été épuisés sans qu’on parvînt à dompter cette nature rebelle, on dut faire intervenir l’action plus sévère de la justice. Traduit devant la cour impériale, chambre correctionnelle, il fut condamné, par arrêt du 10 décembre 1859, à trois mois d’emprisonnement et à cinq ans de surveillance de la haute police, pour voies de fait, vol et vagabondage.

C’est pendant la durée de cette peine que D’chimbo, étant parvenu à s’évader, se réfugia dans l’ile de Cayenne, et, jetant le gant à la civilisation qui l’avait puni, lâcha la bride à ses instincts sauvages et commença une vie de meurtres, de vols et de brigandages.

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