DÉCRET concernant la subsistance et l’entretien des vieillards et des infirmes.

Source Bulletin Officiel de la Guyane Française année 1848, page 396 et 397.

Archives Territoriales de la Guyane.

(N° 300) DÉCRET concernant la subsistance et l’entretien des vieillards et des infirmes.

Paris, le 27 avril 1848.

AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS.

Le Gouvernement provisoire, considérant que la société doit aide et assistance à tous ses membres dans le besoin ;

Que le principe de la fraternité impose le même devoir à tous les hommes entre eux ;

Décrète :

Article premier.

Dans les colonies, où l’esclavage est aboli par décret de ce jour, les vieillards et les infirmes seront conservés sur les habitations dont l’atelier voudrait donner au propriétaire une somme de travail équivalente à leur entretien , leur nourriture et leur logement.

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Arrêté concernant la célébration de l’abolition de l’esclavage à la Guyane française en 1848, et Programme pour la célébration de la fête de l’abolition de l’esclavage

Source Bulletin officiel de la Guyane Française de 1848 page 361,

Archives Territoriales de la Guyane.

Le sujet est en 2 articles :

1erArticle :

Titre : Arrêté concernant la célébration de l’abolition de l’esclavage à la Guyane française en 1848.

2èmeArticle :

Titre : Programme pour la célébration de la fête de l’abolition de l’esclavage

Source Bulletin officiel de la Guyane Française de 1848 page 462 à 464

1erArticle :

(N° 276) Arrêté concernant la célébration de l’abolition de l’esclavage à la Guyane française, le 10 août 1848.

Cayenne, le 15 juillet 1848.

Nous, Commissaire Général de la République,

Vu le décret du Gouvernement provisoire, du 27 avril 1848, portant abolition de l’esclavage dans les colonies françaises ;

Considérant que par suite de la promulgation de ce décret à la Guyane française, le 10 juin dernier, c’est au 10 août prochain qu’il doit avoir définitivement son effet ;

Voulant solenniser dans ce grand acte les vues providentielles dont il est l’accomplissement ;

Avons ARRÊTÉ et ARRÊTONS ce qui suit :

Le jeudi 10 du mois d’août prochain, sera jour de fête nationale à la Guyane française.

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L’Exposition universelle de 1898 de Paris

Source : Moniteur de la Guyane Française de 1878, Archives Territoriales de la Guyane.

Congrès des architectes. Une visite aux chantiers de l’Exposition universelle de 1898.

Parmi les fêtes que la Société centrale des architectes a offertes cette année à ses membres et à ses invités, celle d’une visite aux travaux de l’Exposition universelle nous avait particulièrement séduit et attiré. Aussi, malgré les menaces d’une température sénégalienne, étions-nous fidèle, dès huit heures trois quarts du matin, au rendez-vous qui nous avait été donné au Champ-de-Mars.

C’est déjà un coup d’œil magnifique que celui des chantiers, avec leur forêt d’échafaudages dentelés, pareille à quelque toile d’araignée gigantesque, les gouffres de leurs fondations rayés de traverses de fonte rougeâtre, leurs dés de murailles blanchâtres, aux hauteurs inégales, et qui réverbèrent les incandescences aveuglantes du soleil. Rien ne ressemble mieux à des ruines que les édifices en construction, et par instants nous aurions pu nous croire une caravane de savants égyptologues égarés dans les tombeaux de Karnak ou d’Apollinopolis, La poussière de moellons et de plâtre où nous avancions rappelait assez bien le sable du désert de Thèbes aux cent portes, et la plus violente chaleur complétait l’illusion. Dans toute autre ville que la nôtre, trop familiarisée aux prodiges, la population ne laisserait pas passer un jour sans aller visiter, ou tout au moins contempler des hauteurs, cet immense champ de travail où s’élève quelque chose dont il sera longtemps parlé parmi les hommes. On peut dès à présent prédire que, par la seule grandeur de l’aspect, l’Exposition de 1878 l’emportera de beaucoup sur celle de 1867.

D’abord tous ceux qui nous accompagnaient dans notre visite, — et c’est l’élite des architectes français, — étaient d’accord sur la supériorité de sa disposition générale. Il leur semblait ainsi qu’à nous que l’on avait tiré un meilleur parti du vaste emplacement offert à son développement, c’est-à-dire des quarante hectares qui mesurent la superficie du Champ-de-Mars. L’édifice de 1867, établi en forme de cirque, ne couvrait de cette superficie que quatorze hectares environ; son aspect en outre, si on s’en souvient, était assez peu décoratif et notamment  écrasé. Celui de M. Duval se présente sur un développement de seize hectares, et il est rectangulaire. Encore ne parlons-nous pas des travaux annexes du Trocadéro, et qui augmentent d’un tiers son étendue. De telle sorte que l’arène pacifique offerte au concours des nations civilisées s’est, comme les progrès industriels et artistiques, doublée en dix ans.

Les travaux, quoique soumis à une seule règle décorative, peuvent se diviser en deux parties distinctes : le Champ-de-Mars et le Trocadéro. Dans le Champ-de-Mars, qu’il a fallu niveler d’abord à cause de la pente, glissant de l’Ecole-Militaire à la Seine, se dresse et s’élève le monument de fer et de cristal ouvert aux productions pour ainsi dire militantes. Il est subdivisé sur la longueur (730 mètres) en deux parts générales, comprenant chacune cinq galeries principales; en totalité dix galeries et leurs annexes. Cette division, très-claire et très-simple, a été obtenue par une idée qui honore grandement l’architecte et dont tout son plan semble découler. Estimant à son juste prix ce que la civilisation du genre humain, dont c’est la fête, doit aux beaux-arts, il leur a attribué au centre même une galerie d’honneur, quelque chose comme un palais dans ce palais. Cette galerie centrale, établie dans le grand axe de la figure, c’est-à-dire dans la ligne droite qui va de la porte d’entrée de l’Ecole-Militaire au pont d’Iéna, est de huit groupes de bâtiments, séparés entre eux par des parterres; elle aboutit de chaque côté à des vestibules monumentaux. La galerie des beaux-arts, déjà édifiée en grande partie, est construite en bonne et solide maçonnerie et de façon à offrir aux artistes toute la sécurité possible pour leurs ouvrages. Nous n’en avons pas, pour notre part, parcouru, sans quelque émotion, les diverses salles que notre métier de critique nous appelle à traverser tant de fois, et nous songions qu’il y serait jugé d’un grand débat, à savoir si, malgré tant de pertes irréparables, l’Ecole française conserve encore sa suprématie artistique et son influence universelle.

A droite et à gauche de la galerie des beaux-arts s’allongent parallèlement les dix autres galeries, cinq d’un côté et cinq de l’autre. Comme elles reproduisent à l’est et à l’ouest les mêmes formes et les mêmes destinations, nous nous bornerons à parler de l’un des deux corps. La plus proche de la galerie des beaux-arts est la galerie des Velums, ainsi appelée parce qu’elle est à jour ouvert et parce qu’elle n’aura d’autre couverture que cette sorte de toiture flottante. Ces vélums de couleurs diverses seront sans doute du plus gracieux effet, vus des hauteurs. Mais ce qui ajoutera à l’intérêt de cette avenue, ce sera les façades que chaque nation y édifiera pour son exposition propre. Il est question en effet de cette curieuse innovation ; chacun des peuples exposants se chargerait de reproduire à son emplacement, et tout le long de cette promenade des Vélums, un spécimen de son architecture nationale. Nous empruntons à une excellente étude de M. Charles Terrier, dans la Gazette des architectes, la description anticipée du spectacle de cette galerie : « En partant de la partie la plus rapprochée de l’Ecole-Militaire, on verra successivement : le beffroi de Louvain, une vieille maison de Malines et une école en Belgique ; une ancienne maison d’Amsterdam et une tour des fortifications de Hoort-Holland pour les pays néerlandais ; un pigeonnier et un chalet suisses ; une ferme danoise ; une maison dalécarnienne, et la tourelle de la demeure de Gustave Wasa, Suède et Norvège; les maisons de la Gralla, de Barcelone, en Espagne; une maison de Portugal; l’habitation restaurée de Périclès, Grèce; une façade du palais du Bosphore turc; une maison à moucharabi de l’Egypte; un minaret tunisien; une tour de porcelaine et la demeure de l’envoyé anglais à Yokohama, Japon; la villa de la rue Bour-Belon, à Tien-sin, Chine; le dôme doré du palais de Téhéran, Perse; une maison à façade découpée de Siam ; un hôtel-de-ville tyrolien ; une maison d’Inspruck; une ferme et une chaumière hongroise pour l’Autriche ; la façade du palais de Saint-Marc à Venise; une auberge moscovite au clocher doré, Russie; une maison démontable des Etats-Unis; une chaumière ornée de plumes des bords de L’Orénoque, Brésil; la façade du palais des Sept, à Lahore, dans les Indes anglaises, et la façade latérale de Westminster, du Royaume-Uni. » Si ce projet se réalise, on peut dire que le seul parcours de cette avenue équivaudra à un voyage autour du monde, non plus en 80 jours, mais en une heure.

C’est à partir de la galerie des Vélums que commence l’édifice de fer et de verre ou, si l’on veut, le palais industriel. Il est posé sur des fondations de 60,000 mètres cubes de maçonnerie, terminées à l’heure qu’il est, et dont on aperçoit encore les excavations profondes et la charpente souterraine. Trois galeries parallèles, de 25 mètres de large sur 12,50 m de haut, et séparées entre elles par d’autres petites galeries cintrées de 5 mètres de largeur, étaleront là les produits rivaux de l’industrie du monde; la première est, sur les plans, affectée au matériel des arts libéraux; la seconde au mobilier; la troisième au vêtement, et ce qui reste de la subdivision aux matières premières. Puis vient l’énorme galerie des machines; cette galerie à peu près achevée, du moins sur l’un des côtés, et dont on posait lors de notre visite la carcasse métallique qui doit supporter la toiture de verre, est vraiment d’une grandeur imposante. Elle règne sur la longueur totale de 700 mètres et ne développe pas moins de 35 mètres de largeur, sans supports intermédiaires. Sous le marteau des ouvriers occupés, à 17 mètres et demi de haut, à river les boulons d’une solive de fonte, elle résonnait déjà profondément comme le palais des fils de Tubalcaïn. Que sera-ce, grands dieux ! lorsque les béhémots et les léviathans de la vapeur pousseront là leurs cris rauques, leurs formidables essoufflements, et agiteront au soleil leurs tentacules d’acier aux nerfs de cuir ! Adossé à cette galerie énorme, une sorte de hangar ouvrant sur les jardins abritera les produits de l’alimentation et du petit matériel de l’agriculture.

A l’intérieur on a conservé l’aménagement tant admiré de l’Exposition de 1867 et la distribution des sections en cases de damier. Cette distribution est en effet la plus favorable, en cela qu’elle permet au visiteur de suivre à son choix, soit l’exposition totale d’une seule nation, soit celle d’un même produit dans des nations diverses, selon qu’il parcourt les galeries dans la longueur ou dans la largeur transversale. La France s’est réservé les cinq galeries transversales les plus voisines des Invalides, c’est-à-dire le quart de l’édifice; le reste est abandonné aux nations exposantes avec la liberté la plus complète d’en disposer comme elles l’entendront.

Nous ne sommes pas grand clerc en architecture, mais il nous semble que cette partie de l’Exposition est parfaitement entendue et qu’elle répond aux besoins prévus et imprévus, dans la limite extrême du possible. L’écueil à éviter d’abord dans ces Babels, c’est la confusion; il faut que sans effort le visiteur puisse s’y diriger tout seul, que le guide et le cicérone lui deviennent inutiles, et qu’il arrive en peu de temps à aller où bon lui semble les yeux fermés. A ce point de vue la réussite est complète, et, pour notre part, après une visite de quelques heures, nous nous guiderons sans fil dans le labyrinthe. Quant à l’aspect du monument, il faut attendre pour en juger qu’il soit terminé, car, même du Trocadéro, il ne présente encore aux regards qu’une masse à la vérité très pittoresque, pleine de couleur et de mouvement, mais qui ne saurait nous renseigner sur l’ensemble. Toutes les pièces qui doivent former le navire sont sur le chantier, mais le navire n’est pas lancé,

Venons maintenant au Trocadéro et à la partie vraiment nouvelle et originale de l’œuvre de 1878. On sait que le palais construit par MM. Davioud et Bourdais est destiné à survivre au grand événement qui le fait naître et qu’il doit rester la propriété de la ville de Paris. II devait donc être bâti en vue de cette durée et répondre non-seulement à son but présent, mais aux appropriations futures que l’avenir lui réserve. De là la solidité de sa construction toute en pierre de taille et en ciment Portland. Nous ne sommes pas encore revenu de la surprise que son état d’avancement nous a causé. On parle des Pyramides et des temples de l’Egypte, mais ceci est bien autre chose; c’est le palais sorti de la baguette des fées. En moins d’un an, avoir mené avec cette rapidité un monument de cette importance, cela passe l’imagination et touche au rêve. Il ne faut pas oublier que la colline du Trocadéro n’était formée que de carrières abandonnées, d’une profondeur inégale, et nécessitait au préalable des travaux de terrassement et de maçonnerie considérables; ces travaux de maçonnerie seulement sont évalués à près de trente mille mètres cubes. A de certaines places le point extrême des fondations est séparé du point culminant du faîte par une colonne de cent mètres de construction. Ajoutez à cela que le développement de la façade se propage sur une courbe de 5oo mètres et que le promeneur qui aura parcouru d’un bout à l’autre la galerie extérieure, ou, si l’on veut, la loggia, dont cette façade est flanquée, aura déjà marché un demi kilomètre. Dans ces proportions énormes, il est vraiment extraordinaire que l’édifice soit arrivé à tel point de parachèvement que nous ayons pu en visiter les salles et nous familiariser avec son aménagement intérieur

Le palais du Trocadéro se compose d’une vaste rotonde aménagée en amphithéâtre, et pouvant contenir sur ces gradins échelonnés sept mille personnes. Elle nous a paru réaliser, par ses proportions grandioses, l’idéal d’une salle populaire, propre à toutes les fêtes comme à toutes les réunions officielles ou nationales. Extérieurement, elle sera couronnée d’un dôme et flanquée de quatre tourelles d’une telle élévation qu’on les apercevra du boulevard Montmartre; c’est là, du moins, l’espoir de ses architectes. Sur chacun de ses flancs s’évase une longue galerie semi-circulaire, d’un dessin très-ample et d’une grande largeur de style. Cette galerie est destinée à recevoir l’exposition de l’art rétrospectif chez tous les peuples, et notamment les peuples orientaux; elle est élargie encore par une galerie à colonnades, à jour, de laquelle on jouit de l’un des plus beaux panoramas qui soient au monde, avec l’édifice du Champ-de-Mars et la Seine pour premier plan. Sa toiture a été imaginée en terrasse; de cette terrasse on domine tout Paris. A l’extrémité de la galerie se dresse un pavillon encadrant l’entrée latérale et ouvrant sur les jardins. Dans l’emploi des matériaux, les architectes se sont heureusement souvenus du bel effet décoratif produit au nouvel Opéra par les marbres polychromes; ils ont alterné le marbre blanc et le marbre rose, et ont ainsi ajouté à leur ouvrage le prestige d’un harmonieux coloris. Les colonnes sont faites de ce beau marbre du Jura, rougeâtre, à veines violacées, qui joint au privilège d’être d’un ton somptueux, celui de ne pas coûter encore un prix exorbitant.

Quant à la déclivité rapide de la colline, MM. Davioud et Bourdais, loin d’en être incommodés, s’en sont habilement servis au bénéfice de leur ouvrage; ils ont songé à la disposer en cascade. La nappe d’eau, élancée en gerbe devant la porte principale, tombera par dessus une grotte en rocaille et glissera de degrés en degrés jusqu’aux vasques qui la recevront définitivement. De l’intérieur de cette grotte on apercevra ainsi à travers un voile humide et prismatique le palais de cristal du Champ-de-Mars. Il est également question d’établir çà et là, dans les sinuosités des parterres fleuris, de magnifiques aquariums.

Tels sont, par la plus succincte des descriptions, les travaux de cette Exposition de 1878, qui promet de compter dans l’histoire du génie humain, mais aussi dans les fastes de la France. Sur le point élevé où nous nous trouvions et d’où nous embrassions les chantiers du Champ-de-Mars poudroyant au soleil et semblables à des ruches en activité, nous n’avons pu nous défendre d’une profonde rêverie, et nous avons éprouvé un sentiment analogue à celui des Hébreux découvrant de la montagne le pays de Chanaan aux raisins monstrueux.

(Journal officiel.)

 

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Fête agricole du 19 aout 1877

Source: Moniteur de la Guyane Française 1877 n°35 samedi 25 aout 1877. Archives Territoriales de la Guyane.

Fête agricole du 19 aout 1877

Suivant les avis précédemment publiés au Moniteur, Cayenne a célébré, dimanche dernier 19 août, la fête de la reprise des concours agricoles, autrefois pratiqués avec tant de succès à la Guyane, et interrompus depuis plus de vingt années. (ajt perso : interrompus depuis plus de vingt années, ce qui fait 1857)

Les discours prononcés avant la remise des primes aux lauréats, ainsi que le compte rendu du jury, reproduits plus loin in extensofont connaître à quelle initiative la colonie doit ce retour heureux vers le passé, les résultats économiques qu’on est en droit d’en attendre, enfin l’intention qui a conduit le comité d’Exposition à demander que la solennité destinée à consacrer la reprise des concours périodiques ait lieu à Cayenne.

Nous n’avons donc pas à insister sur ces divers points; mais nous sommes heureux de constater que la fête de dimanche dernier a causé la plus heureuse impression, et que ce succès est d’un heureux présage pour la réussite de l’idée qui a présidé à son organisation, c’est-à-dire pour le développement de l’industrie agricole dans ses diverses branches, et spécialement de l’élevage du bétail.

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Arrêté réglant les dispositions relatives à l’organisation, en 1877, de deux concours

Source : Bulletin officiel de la Guyane de 1877 page 121 à 125, Archives Territoriales de la Guyane.

N° 131. — Arrêté réglant les dispositions relatives à l’organisation, en 1877, de deux concours pour la distribution de primes aux éleveurs de bétail et aux propriétaires d’établissements agricoles.

Cayenne, le 20 février 1877.

Le Gouverneur de la Guyane française,

Attendu qu’il y a lieu d’espérer que le succès des mesures arrêtées par l’Administration, dans l’intérêt de l’industrie hattière, sera puissamment facilité par la reprise des concours périodiques, qui ont eu précédemment la plus heureuse influence sur le développement de cette industrie à la Guyane;

Attendu qu’il convient de recourir au même moyen d’émulation pour essayer d’entraîner, d’une manière décisive, l’industrie agricole dans une nouvelle voie de prospérité ;

Vu les vœux émis, à diverses reprises, dans le même sens, par la Chambre d’agriculture et de commerce et par le Comité central d’exposition de la Guyane ;

Vu les prévisions budgétaires de l’exercice courant ;

Sur la proposition du Directeur de l’intérieur.

De l’avis du Conseil privé,

Arrête :

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