Fête agricole du 19 aout 1877

Source: Moniteur de la Guyane Française 1877 n°35 samedi 25 aout 1877. Archives Territoriales de la Guyane.

Fête agricole du 19 aout 1877

Suivant les avis précédemment publiés au Moniteur, Cayenne a célébré, dimanche dernier 19 août, la fête de la reprise des concours agricoles, autrefois pratiqués avec tant de succès à la Guyane, et interrompus depuis plus de vingt années. (ajt perso : interrompus depuis plus de vingt années, ce qui fait 1857)

Les discours prononcés avant la remise des primes aux lauréats, ainsi que le compte rendu du jury, reproduits plus loin in extensofont connaître à quelle initiative la colonie doit ce retour heureux vers le passé, les résultats économiques qu’on est en droit d’en attendre, enfin l’intention qui a conduit le comité d’Exposition à demander que la solennité destinée à consacrer la reprise des concours périodiques ait lieu à Cayenne.

Nous n’avons donc pas à insister sur ces divers points; mais nous sommes heureux de constater que la fête de dimanche dernier a causé la plus heureuse impression, et que ce succès est d’un heureux présage pour la réussite de l’idée qui a présidé à son organisation, c’est-à-dire pour le développement de l’industrie agricole dans ses diverses branches, et spécialement de l’élevage du bétail.

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Arrêté réglant les dispositions relatives à l’organisation, en 1877, de deux concours

Source : Bulletin officiel de la Guyane de 1877 page 121 à 125, Archives Territoriales de la Guyane.

N° 131. — Arrêté réglant les dispositions relatives à l’organisation, en 1877, de deux concours pour la distribution de primes aux éleveurs de bétail et aux propriétaires d’établissements agricoles.

Cayenne, le 20 février 1877.

Le Gouverneur de la Guyane française,

Attendu qu’il y a lieu d’espérer que le succès des mesures arrêtées par l’Administration, dans l’intérêt de l’industrie hattière, sera puissamment facilité par la reprise des concours périodiques, qui ont eu précédemment la plus heureuse influence sur le développement de cette industrie à la Guyane;

Attendu qu’il convient de recourir au même moyen d’émulation pour essayer d’entraîner, d’une manière décisive, l’industrie agricole dans une nouvelle voie de prospérité ;

Vu les vœux émis, à diverses reprises, dans le même sens, par la Chambre d’agriculture et de commerce et par le Comité central d’exposition de la Guyane ;

Vu les prévisions budgétaires de l’exercice courant ;

Sur la proposition du Directeur de l’intérieur.

De l’avis du Conseil privé,

Arrête :

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Chronique Locale : Nouvelles des quartiers.

Source : Moniteur de la Guyane Française 1877 n° 9 samedi 3 Mars 1877. Archives Territoriales de la Guyane .

L’Administration vient de recevoir du commissaire-comman­dant de Mana un rapport qui contient, sur les progrès de l’activité industrielle de ce quartier, des informations assez intéressantes pour qu’il ait paru opportun de les publier ci-après dans le Moniteur :

Mana, le 9 mai 1877.

Monsieur le Directeur,

« Le quartier de Mana prenant chaque jour une importance croissante au point de vue aurifère, je crois qu’il vous paraîtra intéressant d’être mis au courant de ce qui se passe dans ce quartier.

« Le petit bateau à vapeur de MM. Bremond et Cie est arrivé ici le 28 avril 1877, sans avaries, convoyé par la goélette la Re­vanche appartenant aux mêmes négociants.

« II est monté le 1er mai, à trois heures du soir, remorquant un canot chargé de vivres pour le placer Bonne-Entente, laissant à Mana un petit approvisionnement (8 tonneaux environ) de charbon en briquettes. Quatre heures après, il a été obligé de redescendre pour cause d’avaries (un boulon sauté qu’il a fallu refaire et tarauder ici). Reparti le 2 mai, il était de retour le 7 mai, à quatre heures du soir, de la rivière Lézard ou petite rivière dans laquelle se trouve le placer Bonne-Entente, ayant heureusement effectué son voyage et franchi les sauts de la Mana, savoir: 1° saut Sabas; 2° petit saut Sabas; 3° saut Va­lentin ; 4° saut Maïpouri ; 5° saut Belle-Etoile ; 6° saut Tamanoir ; 7° saut Dalle, sans aucun accident. J’espère donc que ce nouveau moyen de transport rendra plus faciles les communications entre les placers de la rivière de Mana et le bourg. Ces placers de­viennent en effet de plus en plus intéressants comme vous le voyez, au point de vue des résultats :

Production

Mois de Mars

Fromager-Tama­noir (2 Fromagers) : 1,693 kg

Fourca                                                     2,225 kg

Ex-placer Escalon, Pierret et Cie       0,500 kg

Décision                                                4,460 kg

Bonne-Entente                                    8,242 kg

Enfin                                                   4, 627 kg

Total:                                                  21,747 kg

Mois d’avril

Fromager-Tama­noir (2 Fromagers) : 1,014 kg

Fourca                                                     2,070 kg

Ex-placer Escalon, Pierret et Cie       3,550 kg

Décision                                                7,063 kg

Bonne-Entente                                    9,732 kg

Enfin!!                                                  16,233 kg

Total:                                                   39,662 kg

« Dans la crique Portal, à 50 kilomètres environ, M. X… a été arrêté dans sa course en barque par un saut de 60 mètres d’élévation sur 300 mètres de longueur infranchissable.

« Ce saut offre un beau spectacle à l’œil du voyageur. Le bassin supérieur de la crique Portal, visité par lui à pied, est aussi beau et aussi large que le bassin inférieur (40 à 50 mètres de largeur).

« Selon lui, la rivière Laussat donnerait par une branche dans Iracoubo et Portal, dans Sparwine (Maroni) par une autre branche.

« Dans ce cas, ces canaux naturels pourraient servir à établir des voies de communication intérieure beaucoup plus facile entre ces divers quartiers.

« Veuillez agréer, Monsieur le Directeur, l’assurance de mon profond et respectueux dévouement.

A. Lenourichel.

 

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La Guyane

Source du document : Archives Territoriales de la Guyane

Document : Moniteur de la Guyane Française 1875 N° 7 samedi 13 fév. 1875

Article de Paul Cée (Correspondant maritime)

LA GUYANE.

II y a vingt ans environ, vers 1856, un homme qui avait longtemps habité la Guyane et l’avait parcourue en tous sens, un homme qui tint longtemps le sceptre des échecs après Philidor et Labourdonnaye et qui est mort en Algérie, à son château d’Hydra, où l’un des premiers il acclimata les vignes du Bordelais, M. de Saint-Amant, nous disait en parcourant du doigt le cours des rivières de la Guyane française et surtout celui de l’Approuague :

« L’or a été découvert ici. L’or s’y trouve en pépites déposées sur les fonds de sable ou de vase de l’Approuague et de ses affluents. Avant moi on a signalé ces richesses ; l’an dernier, M. Couy a appelé sur elles l’attention publique ; le moment est venu de cons­tituer une société capable de les exploiter. »

Et M. de Saint-Amant ajoutait:

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Entreprise Céide Frères. Blanchisserie Cayennaise.

Source : Moniteur de la Guyane Française de 1878, Messageries Guyanaises, Archives Territoriales de la Guyane.

Frappés des difficultés toujours croissantes que rencontre à Cayenne le service domestique, surtout pour le blanchissage, les soussignés ont eu la pensée de doter leur pays d’une blanchis­serie mécanique, pouvant assurer, dans les familles, cette partie si importante du ménage.

Ils ont donc fondé, près du rond-point de Baduel, un établis­sement semblable à ceux qui, depuis longtemps, fonctionnent en Europe, destiné au blanchissage du linge de toute nature et qualité, gros et fin, linge blanc et linge de couleur.

Après les essais qui ont répondu aux espérances conçues, l’établissement est en mesure de s’offrir au public avec toutes les garanties désirables. Sous la direction d’un employé mécanicien venu de France et à l’aide d’ouvrières choisies en ville, la blanchisserie cayennaise rend parfaitement propre et bien repassé le linge qui lui est confié, sans altération des couleurs et sans l’usure trop fréquente, qui résulte du battage et du frottage au bâton de maïs.

Des voitures fermées prendront, chaque semaine, le linge sur notes faites doubles, et le reporteront à domicile huit jours après. Dans le cas d’urgence, on pourra le rendre plus tôt.

Pour éviter les erreurs, on ne recevra que le linge marqué au fil rouge et de manière à être facilement reconnu. La marque devra, d’ailleurs, être indiquée sur les notes, ainsi que l’adresse du client.

La blanchisserie se fera à la pièce, d’après les prix indiqués dans un prospectus séparé.

S’adresser, pour traiter, au siège de l’entreprise, rue Traversière, n°2.

Céide Frères

Nota. — Le linge, non revêtu de la marque ci-dessus indiquée, sera retourné à son propriétaire.

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